Critique du film : Postman

Critique du film : Postman

A propos du film …

Postman ou Le facteur chez nos frères Québécois, est un film américain réalisé par Kevin Costner, dont il porte le rôle principal à l’écran sorti en 1997.

Il est adapté du roman du même titre de David Brin publié en 1985 tiré sous l’ISBN : 0-553-05107-5 en édition originale (US) mais tiré en Français sous l’ISBN 2-277-22261-5. (Pour ceux que cela intéresse, vérifiez toujours les ISBN une faute n’est évidemment pas une impossibilité).

ATTENTION A PARTIR D’ICI L’ARTICLE PEUT CONTENIR DES SPOILS

Synopsis

En 2013, alors que le monde est dévasté, de rares survivants luttent pour rester en vie sur des restes d’une civilisation disparue. Le général auto-proclamé Bethlehem à la tête de l’armée holniste a imposé son pouvoir tyrannique par la violence. Mais un voyageur solitaire va finalement s’opposer à lui, au début sans réellement le vouloir, à long terme la lutte s’imposera d’elle même.

Chronologie de l’univers

1973 : Naissance du facteur

1997 : Début de la troisième guerre mondiale, montée en puissance de Nathan Holn et du mouvement holniste.

1998 – 2001 : Hiver nucléaire consécutif à l’utilisation d’armes de destructions massives.

2013 : Reprise graduelle du service postal en Oregon sous l’égide – factice – du gouvernement des États-Unis Restaurés d’Amérique. Au sud, proclamation de la République Restaurée de Californie.

2014 : Guerre entre holnistes et États-Unis restaurés, mort du général Bethlehem. Le Facteur devient de facto chef du clan holniste, qu’il dissout. Naissance de sa fille Espérance.

2043 : La société civile reprend ses droits. Le Facteur meurt cette année mais il est honoré par la construction d’une statue en sa mémoire à Saint-Rose, Oregon.

Accueil critique

The Postman a reçu 8% de critiques positives seulement sur Rotten Tomatoes (basé sur 36 critiques) et une moyenne de 29/100 sur 14 critiques sur Metacritic.

1 étoile sur 4 par des journaleux de Télé-Loisirs, le Times a qualifié le film de chauvin et belliciste, mais peut être qu’en se laissant pousser une paire de couilles ces gauchos auraient pu y voir autre chose 🙂

Mon avis – Ma critique

Je sais que c’est pour ça que tu es venu lire. Car tu veux connaitre mon avis sur cette question épineuse qui est un mystère pour l’humanité depuis des années : « Mais pourquoi Postman, au même titre que Waterworld, sont des films considérés comme « mauvais » par la presse, alors qu’en réalité ils sont assez bons ? »

Alors poses toi, prends un café, une clope, et laisses toi embarquer dans mes explications :

Retour en arrière année de sacralisation pour Costner qui signe et célèbre Danse avec les loups, oscarisé et tout le brôle qui va avec.

Trop confiant peut être, il tente de se lancer dans une expérience post-apo avec Waterworld, à ce moment c’est le film le plus cher de l’histoire, et pourtant un fiasco complet. Mais avec une publicité comme « film le plus cher de l’histoire » + post-apo, fantastique … Déjà il fallait oser.

Sachant comment fonctionne le monde, cela allait d’office attirer les cucks, la presse vautour, les détracteurs de toutes parties prêt à en découdre, et comme par hasard, Waterworld fut descendu.

On arrive donc à Postman qui selon moi fut jugé par une pléiade de personne ne l’ayant pas visionné, se basant sur une pseudo-chute de Costner dans l’univers cinématographie, le jugeant probablement mauvais réalisateur.

Je soutiens que Postman est un bon film ! Même si Kevin est un piètre réalisateur, trop mièvre, trop émotif, trop à gauche pour tourner dans des films déters de rébellion ou de cow-boy … Il n’a pas le charisme d’un Clint Eastwood.

Il se laisse emporter par ses émotions de fragile et nous pouvons le sentir tout le long du film. Ses sourires débiles qui n’ont pas lieu d’être, ses réflexions dénuées de cynisme, parfois tellement fades qu’elles sont ridiculement récitées …

Et pourtant … Nous sommes à une époque pour le post-apo est sous-exploité voir pas du tout. Mad Max est sorti il y a 20 ans, peu de personne voir personne, n’a tenté … Costner a le mérite d’avoir essayé, de s’être planté mais au final l’univers est un mélange de désolation, de nature reprenant ses droits, de recherche de vivre et d’eau potable.

Nous sommes bien dans un univers dévasté où tout est possible. Nous sommes aussi en questionnement par rapport à divers interventions … Comment un simple peut il se dresser face à une armée entière ?

Avec l’espoir d’une civilisation qui tend à se reformer, et nous voyons clairement, qu’il (le Facteur) a juste placé une idée, s’est retiré, et en revenant il retrouve une idée qui a germé. Il n’y est pour ainsi dire « pas grand chose », c’est l’effet de masse qui joue derrière.

Ce très long métrage a fait un flop total lors de sa sortie. Il a marqué le coup en choppant les razzies awards. (et pas qu’un seul).

Pourquoi ?

Je n’en sais toujours rien après autant d’années !

Un décor post-apocalyptique bien exploité et bien ancré. Un nationalisme assez présent que pas mal de personne pourraient critiquer, cela dit, je pense que dans un univers dévasté il me semble cohérent d’imaginer que le peuple et citoyen lambda voulant retrouver une certaine stabilité va inévitablement se retourner vers un mode de vie qu’il aura apprécié. Se rattachant à des espoirs perdus, et dans un monde 2.0 rempli de fils de pute comme de nos jours, si une catastrophe devait arriver anéantissant 90% de la civilisation, les survivants ne se rattacheraient surement pas à des organisations lgbt et vivre ensemble, mais bien à du nationalisme, à la fraternité communautaire, à du socialisme prolétaire pur et dur.

Nous retrouverions des extrêmes comme dans le film, avec coincé entre, des personnes neutres ne voulant pas intervenir, des personnes planquées et des têtes de pont voulant se hisser au sommet.

Les USA, grand pays du protectionnisme et faisant office de leader suprême auprès de ses habitants se verra forcément soutenu par pas mal de survivant dans ce genre d’avenir. Pour moi, le nationalisme présent est justifié.

Un scénario et une histoire qui posent les bases et prennent le temps de le faire. Vous allez critiquer la longueur du film a démarrer ? Je vais vous demander pour quelle raison des films d’une heure trente nous laissent sur notre faim ?

Les bases sont posées, le décor est visité et permet une immersion chez le téléspectateur. L’histoire est correctement ficelée.

Je pense sincèrement qu’il y a des journaleux capricieux derrière ce flop généralisé 🙂 Comme cela arrive à beaucoup d’artistes et pour beaucoup d’œuvres.

Je pense par exemple aux divers mésaventures de l’excellent chanteur, auteur et interprète Jean-Patrick Capdevielle descendu à chaque sortie d’album et de single par des journalistes non-neutre et profitant de leur place pour ensevelir la culture de leur logorrhée déversant sur les médias Français leur stupidité abyssale.

PS : Il y a un noir dans le film qui joue un rôle important. OUI CAR OUI ICI AUSSI L’équipe complète du site soutien le mouvement #blm (Bien Les Mongols) ?

By Dnl5