Test de Death Stranding

Test de Death Stranding

Présentation rapide

Développé par Kojima Productions, le jeu sort sur PS4 le 8 novembre 2019.

Vu comme une nouvelle merveille offerte au monde par Kojima Hideo, vu comme un simulateur de livraison de colis par les autres qui n’auront pas testé le jeu.

Je ne suis pas un fan boy de Hideo Kojima et je souhaite pointer ce détail du doigt. Je n’attendais rien de Death Stranding, je ne connaissais pas du tout.

J’ai vu quelques images trainer sur le net, j’ai payé 15 € le jeu en occasion de seconde main. Autant dire que je ne suis pas sur du day one qui plus est.

Le jeu se veut être un action-exploration-simulation-gestion-contemplation.

L’œuvre présente un futur dystopique dans les USA post-apocalyptiques dans lequel un mal nommé « death Stranding » a explosé.

Les terres sont parcourues par les échoués (des fantômes attachés au ciel par leur cordon ombilical), les humains qui ont mal tourné et par les intempéries.

La pluie accélère le vieillissement de tout ce qu’elle touche.

Les scientifiques ont découvert la « Grève » qui se trouve être une longue plage personnelle représentant les abords de la vie avant le passage à la mort. Chaque Grève est identique mais pourtant assez différente d’une personne à l’autre.

Certains humains ont développé le DOOMS, un talent surnaturel pouvant avoir divers aspects.

Notre héros, Sam Porter Bridges, possède un DOOMS lui permettant d’être un rescapé. Il ne  peut pas mourir sauf quand il est aux portes de la mort, sur la Grève. En tant normal, il sera propulsé dans les abysses d’où il peut revenir à son corps.

Les cadavres nécroses à l’air libre créant une néantisation (explosion de fifou) pouvant créer d’énormes cratères sur votre carte.

Les corps doivent être incinéré dans les 48h IRL sans quoi des cratères se formeront sur les corps sont isolés. Attention toute fois, si un corps se nécrose et que des vivants sont à proximité, vous aurez un écran « game over » avec une recharge antérieure vous permettant d’aller nettoyer la zone du dit cadavre. (Le game over arrivera à cause d’une néantisation touchant un humain qui viendra lui même à mourir et créer une néantisation à son tour, engageant ainsi une réaction en chaîne trop importante à gérer).

Le but du jeu sera de recréer des liens entre les humains terrés et souvent apeurés dans des bunkers.

Livrer des marchandises car Sam est en quelque sorte « immortel » reste finalement une action d’une importance capitale vu que les bunkers n’ont pas tout ce dont ils ont besoin pour vivre ou survivre.

La création de lien entre les gens, la mort, l’exploration sont au centre de l’aventure.

Il reste bien des éléments à présenter, des techniques très spécifiques à ce jeu sorti de nul part.

Cet ovni est une réussite sur toute la ligne et nous allons le voir très rapidement.

Graphisme 9/10

Très beau, il n’y a rien à redire. Le côté contemplation lors de certains passages rend l’expérience époustouflante. L’exploration fait partie intégrante du jeu et même si vous trouverez beaucoup de plaines de caillasses, il faut toujours songer au monde post-apo et à l’immersion qui reste au premier plan.

Les gens ont peur de sortir avec une grippe qui tue moins de 2% de la population mondiale, alors il est logique de se dire qu’après un Death Stranding, les gens vont se cacher.

On regrettera par moment d’avoir des pnj avec des textures moins poussées mais je n’ai noté cela que sur deux, trois d’entre eux.

Les effets météos et lumineux sont bien présents et assez conséquents car ils entrent dans une part importante du game design ainsi que du scénario.

Kojima a annoncé que la version PC sortie en 2020 serait plus un film cinéma qu’un simple jeu vidéo.

Je n’ai croisé aucun bug graphique sur 160h.

Maniabilité 9/10

La maniabilité s’avère assez impressionnante avec des techniques bien spécifiques à chaque terrain selon le sol, l’inclinaison, les outils, les bottes, les armatures.

Les véhicules sont tout aussi maniables.

Dans les vidéos, nous voyons souvent des trolls faire face à des rochers et râlent car ils bloquent.

Il est rare d’avancer quand on fonce contre un rocher. Merci les ptits potes.

Durée de vie 9/10

Le scénario principal est fait en ne visant que les missions étoilées. Celles qui feront avancer le scénario.

Cela doit faire une quinzaine d’heures de jeu. Tranquillement, en regardant bien aux détails.

Prendre le temps de réaliser le platine du jeu va taper dans les 120h et plus.

Tout dépendra de la difficulté choisie mais aussi du rythme d’avancement de chacun.

L’histoire principale c’est une chose, mais derrière cela vous trouverez un nombre incalculable de mission offrant un rythme tout autre.

Des missions de quantité qui demanderont d’emprunter souvent un camion, donc des routes différentes que si vous deviez effectuer une mission de délai en tyrolienne.

Le jeu se veut lent, chronophage et rempli de paramètres de gestion qui sont un réel plaisir à modifier et optimiser.

Musique 9/10

Tout les titres sont à retrouver sous forme de playlist dans les refuges privés.

Il est possible de les passer comme des mp3.

La majorité des musiques sont parfaites pour se relaxer, explorer et contempler.

Scénario 9/10

Cet ovni est une petite perle qui débarque droit de la tête d’Hideo Kojima.

Si les auteurs pouvaient nous envoyer des scénarios aussi atypique et aussi décalé, il est clair que l’univers vidéo-ludique serait plus intéressant à explorer que la pauvreté dans lequel il s’empêtre chaque mois.

Avis personnel

Je n’attendais rien du jeu et il m’a calé un coup de masse tellement il est bon.

Je l’ai passé dans mon TOP 10, ce qui en fait donc un jeu que je referais une fois par an avec mes autres favoris.

Il faut passer outre les influenceurs, les mauvaises pubs et les mauvaises langues.

J’adore aller à contre courant et si j’ai décidé de sauter le pas pour le tester, c’est parce que dans mon entourage et sur les forums que je fréquente, tout le monde crachait sur ce jeu.

Je n’ai pas l’habitude de déverser ma haine sur quelque chose que je ne connais pas.

Et voilà une des meilleures décisions que j’ai prise en 2020.

Je souhaite aussi ajouter que les gens qui râlent sur « Monster » pour le placement de pub devraient balayer devant leur porte. Les pubs sont partout et pour la seule marque présente dans le jeu, ça a critiqué dans tout les sens.

Sachant que la majorité des personnes qui critiquent ce placement sont des influenceurs ou des branleurs de youtubeurs qui te placent un jeu de merde sous android ou encore un vpn pourri en placement.


Note générale 9/10 – Explications

Je crois, pour le coup, qu’il n’y a rien à expliquer sur la note. Ce jeu est parfait en tout point.

Parfait pour vous si vous aimer prendre votre temps, optimiser, gérer, regarder, chercher.

Passez votre chemin si vous avez un QI Négatif frôlant celui d’un lecteur des inrock (https://www.lesinrocks.com/2019/11/15/jeux-video/jeux-video/death-stranding-ou-pourquoi-jai-rompu-avec-la-star-du-game-design-hideo-kojima/) (Lien volontairement inactif pour des raisons éthiques).

Quand la peste rouge ultra bobo-gaucho des Inrocks comme Erwan Higuinen, nous donne son avis médiocre sur la complexité d’écrire une critique d’un jeu qu’il a été obligé de finir suite à une demande d’Hideo Kojima à tout les critiques. Il faut croire que son « métier » de journaliste lui pose problème.

Par contre, niveau éthique on repassera , car à en croire ses dires, nous pouvons critiquer une œuvre sans la finir. Par ailleurs, il semble avoir apprécié TLOU II probablement pour le progressisme lgbt présenté, je vais envoyer une demande à Hideo pour intégrer des hommes qui s’enculent entre deux livraisons la prochaine fois.

By Dnl5